Le fromager, le charcutier et le caviste au même comptoir
Tout est parti d'une envie simple, faire se rencontrer un bon fromage, une belle tranche de charcuterie et un verre de vin vivant, dans un lieu qui ne se prend pas au sérieux. On a choisi le Vieux-Nice, ses ruelles, sa pierre et sa lumière, et on a installé une salle chaleureuse où l'on se sent vite chez soi.
Une histoire de famille et de transmission
Avant le Bistrot, il y a un parcours. J'ai grandi entre les couloirs de l'école hôtelière de Nice, où mon père enseignait, et la cuisine de ma grand-mère. C'est là, entre ces deux mondes, qu'est née la passion qui ne m'a plus lâché, celle du beau produit et de la table que l'on partage.
En 2017, j'ai repris La Cave du Fromager, une maison du Vieux-Nice qui affichait déjà quarante ans d'histoire. Une cave voûtée en pierre, à deux pas de la place Rossetti, vouée depuis toujours au fromage et au vin. J'y ai amené mes vignerons, mes fromages affinés et mes envies, et j'en ai fait ma maison.
Le Bistrot du Fromager est né de cette histoire. En septembre 2024, à quelques ruelles de la Cave, j'ai ouvert au 37 rue Droite une adresse plus tournée vers l'apéro et le bar à vin, le prolongement naturel de tout ce qu'on aime faire, le fromage, la charcuterie, la cuisine française et les vins vivants, dans une salle de bois et de bouteilles où il suffit de pousser la porte.
La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont.

Le Vieux-Nice pour décor
On pousse la porte au creux d'une des plus vieilles rues de la ville, à deux pas de la place Rossetti. Dehors, les façades ocre et le linge aux fenêtres. Dedans, le bois, les bouteilles du sol au plafond et la charcuterie suspendue. Sur la devanture, une devise latine donne le ton, Vinum bonum lætificat cor hominis, le bon vin réjouit le cœur de l'homme. Tout est dit.
Produits d'exception, rien d'autre
Le fromage, on le choisit et on l'affine avec patience. La charcuterie, on la déniche chez de bons faiseurs. Le vin, on le goûte avant de le mettre en cave. C'est un travail d'artisan, lent, têtu, où la qualité du produit prime sur tout le reste. Cette exigence, elle se sent dans l'assiette comme dans le verre, et c'est pour ça qu'on revient.

